Le journaliste Sean Hollister a demandé au robot s'il répétait à d'autres ce qu'on lui disait. « Vos secrets sont bien gardés avec moi », a répondu le jouet. Quelques minutes plus tard, un homme à l'autre bout du monde avait la transcription complète de la conversation.
Cet homme, Sammy Azdoufal, que The Verge surnomme le « pirate accidentel », pouvait lire 13 millions de conversations de dizaines de milliers de personnes et accéder, semble-t-il, à toute la flotte mondiale active de 68 000 jouets. D'après les données, le premier marché est celui des États-Unis, où plus de 31 000 profils appartiennent à des enfants.
Selon Sammy Azdoufal, le service ne se contente pas de stocker les échanges : il les analyse pour dresser le portrait de chaque utilisateur, avec son nom, son âge, sa date de naissance, sa profession, sa famille, ses amis, ses animaux et son caractère supposé.
Le pirate a aussi modifié à distance la mémoire du jouet et détourné son modèle de langage. Le robot du journaliste s'est mis à l'appeler Martha, à lui dire que ses parents étaient morts dans un accident de voiture, qu'il fallait éviter les gens aux cheveux verts et que la Terre était plate.
The Verge dit avoir tenté pendant plus d'un mois de joindre Energize Lab, par courriel et sur LinkedIn. Une responsable commerciale a seulement indiqué avoir transmis les messages à l'équipe technique, et personne dans l'entreprise n'a répondu aux questions du site.
Source
- The Verge (Robot) · theverge.com